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16 sept. 2021
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​Comexposium: bras de fer franco-britannique autour des plans de sauvegarde

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16 sept. 2021

Le géant français de l'événementiel Comexposium est depuis un an sous procédure de sauvegarde, face à l'impossibilité d'organiser ses différents salons et événements. Le 14 septembre dernier, le groupe a déposé au tribunal de commerce de Nanterre ses plans de sauvegarde. Démarche qui intervient aujourd'hui sur fond de la plainte déposée Outre-manche par deux créanciers du groupe. Ceux-ci dénoncent une rétention d'information concernant les finances de Comexposium, qui affichait déjà une dette conséquente au début de la crise sanitaire.  


Comexposium



Les plaignants, Attestor Capital et Strategic Value Partners, entendent faire valoir que l'accord de droit britannique qui les relie à Comexposium impose un partage des données financières. Ce que leur auraient refusé les actionnaires historiques de Comexposium, qui estiment eux que la procédure de sauvegarde initiée en septembre 2020, et prolongée de six mois en mars dernier, les délie de cette obligation. Le premier jugement, en faveur des plaignants, a été cassé en appel.

"Le tribunal a fixé au 7 octobre 2021 le rendu de son délibéré et a de facto prolongé la période d’observation jusqu’au 8 octobre", indique aujourd'hui Comexposium. "Ce délai est commun à l’analyse des dossiers des grands groupes. La procédure suit donc normalement son cours et son calendrier. Comexposium avait sollicité et obtenu, en septembre 2020, son placement en procédure de sauvegarde pour faire face à la crise sanitaire et à l’arrêt brutal de son activité. Celle-ci a permis au groupe de disposer de temps pour passer cette conjoncture extérieure inédite et préparer la reprise".

Car derrière ce bras de fer juridique, ce sont deux visions stratégiques qui s'affrontent. Attestor Capital, Strategic Value Partners, ainsi que les fonds Hayfin et KKR, proposaient durant la crise d'injecter 175 millions d'euros. Mais aussi d'échanger contre des titres quelque 290 millions d'euros de dettes, sur les 580 millions d'euros de dettes affichées par l'entreprise en 2021. Une solution qu'auraient rejetée les actionnaires CCI Paris Île-de-France et Crédit Agricole Assurances, qui ont préféré geler la dette via sauvegarde en attendant des jours meilleurs.

"Les premiers salons de la rentrée rendent le groupe Comexposium confiant et fier de la dynamique retrouvée", indique ainsi Comexposium, qui souligne que "le dépôt des plans a été rendu possible par la reprise d’activité du secteur événementiel".
 
Reste que Comexposium, en décembre dernier, a supprimé pas moins de 135 postes sur 550, dont 65 via un PSE (plan de sauvegarde de l'emploi). Le groupe nous indique avoir adopté une nouvelle organisation des équipes en avril "pour plus d'agilité et pour renforcer les expertises métiers et s'adapter ainsi aux besoins des communautés du groupe". 


Comexposium


L'entreprise détient plus de 135 manifestations BtoB et BtoC, allant de la Foire de Paris au Salon de l'Agriculture, en passant par la Paris Games Week et l'imminente Paris Retail Week (E-commerce Paris et Equipmag). Sans oublier les salons de mode Who's Next et Première Classe, organisés par WSN Developpement.

Comme l'indiquait FashionNetwork.com en février dernier, Comexposium a également repris la main sur l'organisation des salons de la Lingerie et Interfilière, co-organisés via Eurovet avec la Fédération française de la maille, de la lingerie et du balnéaire. Les 25 personnes officiant au siège d' Eurovet à Clichy avaient à cette occasion été relocalisées au siège de Comexposium à Puteaux.

 

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