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André: premières condamnations aux Prud'hommes contre la liquidation

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AFP
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13 août 2022

Le Conseil de Prud'hommes de Châlons-en-Champagne a rendu mardi neuf décisions favorables à d'anciens salariés du chausseur André et jugé que leur licenciement par le liquidateur de l'activité alors détenue par Spartoo était "sans cause réelle et sérieuse".




"Le jugement dit que le licenciement, prononcé pour motif économique, est un licenciement sans cause réelle et sérieuse", écrit le Conseil qui estime que "la recherche de reclassement n'a pas été menée de manière sérieuse et loyale" pour ces anciens salariés qui ne se sont pas vus proposer tous les postes disponibles au moment de la reprise.

Ces neuf premiers anciens salariés recevront la somme totale de 416.116,24 euros, selon leur avocat Marlone Zard qui se félicite que chaque salarié ait obtenu "le plafond du barème Macron" qui fixe depuis 2017 les indemnités maximales que peuvent se voir octroyer les plaignants par les Conseils de Prud'hommes.

Cet ancien avocat du CSE représente les intérêts de plusieurs dizaines de salariés qui n'avaient pas été repris en juillet 2020 par la société 1Monde9 au moment de la liquidation judiciaire du chausseur.

Cette société, détenue par l'ancien PDG d'André François Feijoo, n'avait pu conserver que 221 emplois, 188 salariés étant alors licenciés.

Selon Me Zard, des décisions sont également attendues en septembre en provenance de Chalon (1 salarié), Bobigny (2 salariés), Grenoble (16 salariés), Paris (25 salariés) alors que des audiences sont encore prévues à Bobigny (4 salariés) et Paris (18 salariés), ce qui pourrait occasionner des dommages et intérêts élevés.

Fondée à la fin du XIXe siècle et racheté en 2018 par le site de vente en ligne Spartoo, l'enseigne André avait été placée en redressement judiciaire le 1er avril 2020, après avoir enregistré une perte de près de 4 millions d'euros en quinze jours à la suite de la fermeture de ses magasins en raison de l'épidémie de Covid-19.

La marque comptait alors 180 points de vente en France, parmi lesquels seuls 55 magasins et 13 affiliés ont été repris.

Paris, 9 août 2022 (AFP)

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