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10 juil. 2014
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Big data : comment appréhender l'afflux des données

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10 juil. 2014

Les 3 juillet, l’Alliance du Commerce organisait à Paris une matinée consacrée au big data. De la gestion aux possibilités offertes par cette infinité d’informations clients, professionnels de la mode, de la distribution ou de la technologie ont livré leur vision de l’avenir.


"Les cinq années à venir vont changer notre perception de ce qui fait la valeur de notre marché : la relation avec le client" a prévenu, d’entrée de jeu, le président de l’Alliance du Commerce Christian Pimont. "Or, quelquefois, nous restons dans une approche trop régionale, et nous avons du mal à appréhender les choses qui se passent sur nos secteurs. La data sera donc sans doute demain l’un des premiers actifs de nos entreprises. C’est un vivier de création de richesse que l’on ne sait pas, à cette date, comment utiliser ».
 
"L’e-commerce est aujourd’hui à 8 % de croissance, là où il était à 20 % il y a quelques années", souligne Olivier Mathiot, président de PriceMinister. "Cela coûte de plus en plus cher d’aller chercher de nouveaux clients. Or le big data peut renforcer la relation avec les clients, car c’est la clef pour mieux les connaitre. Mais un petit site d'e-commerce, seul dans son coin, n’a pas les moyens de mettre en œuvre les trois étapes nécessaires : la collecte, l’exploitation et la redistribution de ces informations".
 
"La grande caractéristique de la donnée est d’être intrusive dans la détection de signal faible. Et cela change la structure du métier", souligne pour sa part Gilles Babinet, responsable des enjeux du numérique pour la France auprès de la Commission européenne. "On a passé vingt ans à faire du web. Là, on entre dans une nouvelle dimension, où la trace de l’individu va devenir importante. Le marketing va s’effacer. S’il ne fonctionne pas, c’est qu’il est agressif. Grace à la data, s’il parle à la bonne personne, il sera perçu comme du service".
 
"Si vous n'avez pas des analystes, des gens pour créer de la valeur, vous aurez plein de rapports isolés, mais qui ne vous serviront pas à grand-chose", déclare de son côté Patrick Tellouck. directeur commercial du prestataire Dunnhumby France. Celui-ci prévient : "Les clients eux aussi vont un jour demander à voir et utiliser leurs données, pour savoir ce qu’ils dépensent".
 
"Quand on parle de data, il y a encore des données tierces", selon Thomas Jeanjean, managing director de France Criteo. "Trafic routier, météo… autant de données pas encore pertinentes. Pour l’heure, je suis inquiet de voir pure-players et banques développer leurs solutions propres. Ces initiatives isolées rendront l’adhésion des consommateurs moins simples. Cette division ne fait que renforcer le poids de ceux qui sont déjà les mieux placés, Google, Amazon et autres. Faute d’action concertée des autres acteurs, ils seront bientôt le passage obligé vers le big data ».

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