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Burkina Faso : gain de cause pour "117 ouvrières" licenciées par Yves Rocher

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AFP
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20 janv. 2006

PARIS, 20 jan 2006 (AFP) - Les "117 ouvrières" burkinabè licenciées le 1er août 2005 par une société détenue par le Groupe de cosmétiques Yves Rocher au Burkina Faso ont obtenu des indemnités substantielles, à l'issue de "4 mois de lutte et de campagne de solidarité internationale" a indiqué vendredi leur collectif de soutien.


Visuel du catalogue Yves Rocher

Les responsables de ce collectif, regroupant des associations et des syndicats, avaient médiatisé ce conflit social au sein d'une société du Burkina Faso (la Gacilienne) détenue à 95% par le groupe français Yves Rocher, lors d'une conférence de presse tenue en octobre dernier à Paris.

"Après quatre mois de lutte et de campagne de solidarité internationale, (le groupe) Yves Rocher a payé et le syndicat (burkanibé) CGT-B a signé un accord (de fin de conflit) le 19 janvier" a indiqué le collectif dans un communiqué.

De son côté la CGT-B a annoncé dans un communiqué "la signature jeudi 19 janvier d'un procès verbal de règlement du dossier des travailleuses de la Gacilienne" et a ajouté "considérer cet accord comme une victoire de la solidarité internationale."

Selon cet accord, chacune des "117 salariées licenciées" touchera "six mois de salaires, 700.000 francs CFA (environ 1067 euros) pour accompagner des projets éventuels".

Une somme de "5.850.000 FCFA" (environ 8.500 euros) est également versée pour les "ayants droits des personnes décédées, les démissionnaires contraints, les sous-traitants, etc.", selon le collectif.

Le collectif de solidarité soutenu notamment par ATTAC France, des unions locales de la CGT 91, et par des syndicats au sein du groupe Yves Rocher (CGT, CFDT et UNSA), contestait le mode de calcul retenu pour l'indemnité de fin de contrat versée aux ouvrières de la Gacilienne.

La direction d'Yves Rocher avait alors indiqué que la procédure de cessation d'activité "avait été menée dans le strict respect du droit local", que "les indemnités de licenciements équivalentes à plus de six mois de salaire (avaient) déjà été payées" et que d'autres mesures d'accompagnement allaient être proposées.

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