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Immobilier commercial : un début d’année en retrait côté investissements

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today 17 mai 2019
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Délivrant chaque trimestre un état des lieux du paysage commercial français, Cushman & Wakefield tient à afficher un certain optimisme pour ces trois premiers mois de l’année 2019, malgré un montant d’investissements réalisés dans le secteur de l’immobilier de commerce en chute de 13 % par rapport au premier trimestre 2018, à 630 millions d’euros. « Cette performance tient à un nombre relativement réduit d’opérations, soit une trentaine contre 55 en 2018 et 40 en moyenne sur les 10 dernières années », pointe le cabinet.


L'extension de Vélizy 2 avait pour but de renforcer l'offre restauration et loisirs du centre commercial - Vélizy 2


Les sites commerciaux français poursuivent leur mutation : les budgets débloqués concernent ainsi une restructuration (rénovation ou d’extension) pour 70 % des projets de centres commerciaux et pour 20 % des retail parks. « Le renouvellement du parc devrait être alimenté cette année majoritairement par les retail parks et parcs d’activité périphériques (57 %) dont la surface moyenne a tendance à diminuer s’agissant en majorité d’offres complémentaires à des centres commerciaux existants ». 29 % seulement des surfaces commerciales créées en 2019 devraient concerner de tous nouveaux centres commerciaux, contre 59 % de la superficie créée en 2018.

Durant le premier trimestre, le centre de Vélizy 2 (78) a présenté son nouveau visage, tandis que le lifting de Cap 3000 (06) et d’Italie 2 (75) est au programme de l’année 2019. Le cabinet note d’ailleurs que les transactions de portefeuilles d’actifs s’avèrent à dominante alimentaire. « Le food & beverage constitue un socle incontournable de l’offre et du fonctionnement des centres commerciaux d’aujourd’hui, un véritable basique du mix-merchandising d’un centre commercial », décrit Christian Dubois, directeur retail et services de Cushman & Wakefield. 


Davantage d'extensions que de créations envisagées en 2019 - Cushman & Wakefield


Le centre-ville constitue aussi un lieu de conquête pour de grandes enseignes de périphérie qui y testent leur modèle, à l’image de Decathlon, Gifi et récemment Ikea. En outre, 62 % des transactions locatives constatées au 1er trimestre ont été effectuées en Ile-de-France. « A Paris, la rive droite a concentré les trois quarts des projets, notamment dans les VIIIe et XVIIe arrondissements », avec la reconfiguration du quartier des Batignolles et l’ouverture des Galeries Lafayette sur les Champs-Elysées.

Concernant les loyers, les artères numéro 1 à Paris en région afficheraient des conditions locatives plutôt stables sur le format boutique (moins de 600 mètres carrés), alors que dans ces rues, « les négociations tendent à se complexifier sur les grandes et moyennes surfaces, pénalisées par un dimensionnement plus difficile à rentabiliser, dans un contexte où l’offre est plus forte que la demande ». Une baisse de la valeur locative est donc constatée pour ces emplacements.

Sur le plan commercial en général, une potentielle reprise d’activité est anticipée par Cushman & Wakefield pour la suite de l’année 2019, une fois les investisseurs rassurés si les indicateurs montrent une stabilisation voire une amélioration (moral des ménages, ventes du commerce spécialisé, indices Insee...). « L’année ne fait que commencer et les espoirs d’une éclaircie du marché sont donc parfaitement autorisés », conclut le cabinet spécialisé.

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