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12 oct. 2011
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L'Alliance du Commerce relève une "décroissance"

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12 oct. 2011

L’angoisse monte notamment dans les chaînes succursalistes d’habillement. Christian Pimont, président de la Fédération des Enseignes de l’Habillement et président de l’Alliance du Commerce, qui regroupe cette fédération mais aussi le Syndicat national du Commerce Succursaliste de la Chaussure et l’Union du Grand Commerce de centre-ville, a brossé mercredi un tableau assez pessimiste du marché.


Christian Pimont, président de l'Alliance du Commerce


Celui-ci, président de Celio, a certes relevé un début d’année correct. Mais constate depuis la fin des soldes de la saison printemps-été, une décroissance. "C’est un ralentissement désormais quantifiable", a-t-il affirmé lors d’une conférence de l’Alliance du Commerce sur les Enjeux du Commerce et de l’Emploi.

Selon Christian Pimont, la baisse de fréquentation dans les magasins ne date pas d’aujourd’hui. Elle était seulement compensée par un taux de transformation assez fort. "Les clients qui entraient dans les magasins, achetaient, étaient motivés", souligne-t-il. Pour celui-ci, ce n’est plus le cas. "On constate une baisse de ce taux de transformation désormais", indique-t-il. Et de relever de plus une baisse des paniers moyens. "Et cela intervient alors que, du fait de la hausse du prix du coton, nous prenons quelques points d’inflation".

Bien sûr, Christian Pimont admet que le démarrage de la saison automne-hiver, avec des températures de 30° en septembre dans certaines régions de France, n’a pas été propice à la vente d’articles de la nouvelle saison. "Mais cela ne peut être l’explication. Depuis que je fais ce métier, je sais qu’il ne sert à rien d’invoquer la météo. Le temps, c’est l’excuse des faibles", souligne le président de Celio. En clair, pour ce professionnel aguerri, il faut chercher les explications ailleurs. Dans la crise économique par exemple.

Cette situation le conduit à s’inquiéter du poids des loyers commerciaux dans les comptes d’exploitation, qui dépasse parfois celui des frais de personnel souligne-t-il. "Il va falloir trouver des solutions adaptées avec les bailleurs", évoque-t-il. De même, pour sauvegarder l’emploi dans le commerce et même le dynamiser, il a évoqué de manière certes traditionnelle une volonté de baisse des charges sociales, au moins sur les bas salaires en prenant à son compte l’idée de la TVA sociale. Il n’a pu que se féliciter de voir deux hommes politiques présents, l’un PS (Thierry Jean, maire adjoint à Metz) l’autre UMP (Christian Jacob, député-maire de Provins) être d’accord pour mettre en œuvre celle-ci. "On attend donc les décrets", a-t-il conclu avec humour la première conférence de L’Alliance du Commerce.

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