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L'ex-patron des parfumeries Marionnaud : "je ne suis pas un magouilleur"

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AFP
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18 nov. 2005


Marcel Frydman
ex-PDG de Marionnaud
PARIS, 18 nov 2005 (AFP) - Marcel Frydman, l'ancien PDG du distributeur de parfums Marionnaud s'est de nouveau défendu vendredi d'être "un magouilleur", dans une interview au Figaro dans laquelle il s'explique sur le marché noir de flacons testeurs, son Falcon et les accusations de fraude comptable.

"Je ne suis pas un magouilleur, je n'ai pas pris un centime en dehors de mes rémunérations", a répété M. Frydman, soupçonné d'avoir faussé les bilans 2002 et 2003 de l'entreprise qu'il a cédée en février au groupe chinois AS Watson.

Un enquête de l'Autorité des marchés financiers accuse Marionnaud d'avoir truqué ses comptes des années 2002 et 2003 et accable ses anciens dirigeants.

Marionnaud (près de 1.200 parfumeries en Europe) fait aussi l'objet de deux enquêtes préliminaires du parquet de Paris, l'une pour comptes frauduleux, l'autre pour un marché parallèle présumé de parfums du temps où Marcel Frydman était PDG.

Au sujet du marché noir, M. Frydman s'en est pris à l'hypocrisie des fournisseurs qui selon lui offrent trop de flacons testeurs.

Il s'est abrité derrière la pratique du secteur, à savoir l'habitude selon lui des parfumeries de les écouler auprès d'intermédiaires spécialisés ou de les donner aux salariés.

"Depuis le début, nous donnions deux à trois testeurs tous les mois à nos salariés. Si certains les revendaient sans doute, on ne peut pas parler de trafic", a-t-il dit affirmant que, pour empêcher "ces pratiques que les fournisseurs connaissent bien" son groupe avait "décidé l'an dernier de renvoyer aux fournisseurs ces testeurs en excédent".

En Suisse, a-t-il affirmé, "la loi autorise la revente d'une partie des stocks sur des marchés parallèles (...). Si nous l'avons fait, je ne pense pas que cela ait pris des proportions importantes".

Interrogé sur l'achat par Marionnaud d'un avion Falcon, M. Frydman, a dit qu'il ne l'avait utilisé que comme "outil de travail".

Quant à l'intérêt qui lui a été prêté dans la presse pour la chaîne de bijoux Agatha, il a répondu par la négative.

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