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Les frères Grosman (Celio) appelés en renfort par le groupe Jennyfer

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AFP
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16 nov. 2005

PARIS, 16 nov 2005 (AFP) - Victime d'un essoufflement de ses ventes, la chaîne de vêtements pour adolescentes, Jennyfer, a appelé mercredi en renfort les frères Marc et Laurent Grosman, fondateurs de Celio, leur cédant le contrôle du groupe pour assurer sa pérennité.


Collection Jennyfer Automne Hiver 05/06

L'accord de reprise de 51% de la marque a été conclu "à titre personnel" par Marc et Laurent Grosman, qui opèrent leur première incursion dans le prêt-à-porter féminin.

Les fondateurs de Jennyfer, David Tordjman, 53 ans, et Gérard Depagnat, 52 ans, respectivement directeur général et directeur des achats du groupe, conserveront, pour leur part, 49% du capital.

"Assortie d'une période d'exclusivité, l'acquisition sera définitive à l'issue d'une période de deux mois", ont indiqué les parties dans un communiqué, qui ne précise pas le montant de la transaction.

Identifiables à leur entrée rose bonbon, forts de leurs produits "mode" à petit budget, les magasins Jennyfer ont poussé comme des champignons en France comme à l'étranger depuis 1986, date d'ouverture du premier magasin à Saint-Denis dans la banlieue nord de Paris.

Avec 350 boutiques implantées notamment en France, Italie, Belgique et Espagne, le groupe emploie 2.500 salariés et revendique 285 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel.

Plebiscité dans la cours des collèges, le concept Jennyfer avec ses écrans vidéo diffusant les clips en vogue, son site internet prodiguant conseils beauté, sonneries de portable, concours, courrier de stars, visent les jeunes filles "passionnées de mode et avides de nouveauté".

La marque est toujours dans le top 5 des chaînes de prêt-à-porter féminin en France mais selon des experts interrogés par l'hebdomadaire spécialisé LSA, Jennyfer a grandi trop vite, souffre d'une crise de croissance et gagne moins d'argent.

Les ventes de la chaîne, dont le siège social est à Bobigny, auraient baissé de 7% au premier trimestre, entraînant un gonflement des stocks et une baisse de la marge, selon la même source.

Interrogée par l'AFP, une source proche du dossier a confirmé à demi-mots les difficultés de la chaîne.

MM. Tordjman et Depagnat "ont décidé de s'appuyer sur un partenaire industriel pour poursuivre la belle aventure qu'ils ont créé. C'est un partenariat pour restructurer, consolider et redévelopper", selon cette source.

Pour les frères Grosman, cantonnés jusqu'à présent avec succès au prêt-à-porter masculin, avec les marques Celio et Laurent Cerrer, l'objectif affichée est celui de la croissance et de la diversification.

"Compte tenu des enjeux européens, ils souhaitaient entrer dans le marché de la femme et ils ont choisi d'ajouter une petite soeur à leur périmètre", selon la même source.

Agés aujourd'hui de 50 et 45 ans, Marc et Laurent Grosman sont à l'origine de l'une des plus grandes réussites commerciales du textile français, avec Celio, lancé il y a 20 ans sur le créneau, à l'époque décalé, de la mode masculine décontractée.

La marque à l'astérisque est implantée dans vingt pays européens et devrait réaliser un chiffre d'affaires de 420 millions d'euros en 2005. En mettant un pied dans l'habillement féminin, ils ne choississent pas la facilité.

Le budget annuel consacré par les femmes pour leurs vêtements est tombé à 529 euros en 2004 et le marché du prêt-à-porter hors lingerie, collants, chaussettes et T-shirts, s'est contracté de 3,5% depuis l'an 2000 à 6,58 milliards d'euros, selon l'Institut français de la mode.

Ce sont toutefois les plus jeunes femmes qui consomment le plus: les 15-24 ans représentent 15% de la population mais 21% des dépenses d'habillement.

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