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Les salariés de World Tricot Cie refusent de quitter leurs locaux

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AFP
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5 sept. 2011

BESANCON, 5 sept 2011 (AFP) - Les salariés de World Tricot Cie, née des cendres de la société qui avait intenté et perdu un procès contre la prestigieuse maison Chanel, ont refusé lundi de quitter leur atelier de Lure (Haute-Saône), comme le leur impose la justice, a-t-on appris auprès de la direction.

"Nous resterons jusqu'à la régularisation de notre situation. Une solution pour sauver la société est en discussion avec les collectivités locales", a indiqué à l'AFP Carmen Colle, directrice artistique de la petite coopérative.

World Tricot Cie avait été condamnée fin juillet par le tribunal de grande instance de Vesoul à quitter son atelier avant le 5 septembre, la justice considérant qu'elle occupe les locaux "sans titre ni droit". La petite entreprise a fait appel, mais est soumise à une astreinte de 500 euros par jour à compter de lundi.

World Tricot ne s'est jamais relevé de son bras de fer contre le géant du luxe Chanel, qu'il accusait de contrefaçon. Déboutée par la justice en décembre 2009, la PME avait été liquidée en juillet 2010, avant de renaître sous une nouvelle forme juridique en mars dernier.

La coopérative cherche désormais de l'aide tous azimuts. "L'organisme immobilier de la région Franche-Comté, Batifranc, a fait une proposition de rachat des locaux à hauteur de 300.000 euros, calculés selon le loyer que World Tricot Cie peut se permettre de payer", a indiqué le vice-président PS du Conseil régional Denis Sommer. "Mais le liquidateur a répondu que ce n'était pas assez".

Les locaux ont été estimés par un organisme habilité à 700.000 euros, selon Mme Colle.

World Tricot Cie doit en parallèle réunir 100.000 euros comme garantie de loyer sur compte bloqué. "Nous avons déjà récolté 22.000 euros de dons de particuliers", précise la directrice artistique.

"La société doit aussi pouvoir relancer son activité. Pour l'instant, son niveau de capitalisation reste très faible. Dans son intérêt, il faut qu'elle trouve des investisseurs", précise M. Sommer.

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