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23 févr. 2005
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Les tendances 2005-2006 de l’Ispo, un hiver mode et technologique

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23 févr. 2005

Ispovision1 : FloHagena.de
Le bilan de cette dernière session de l’Ispo hiver (6-9 février au Parc des expositions de Munich) est plutôt flatteur pour les organisateurs. Si le visitorat a légèrement baissé – quelque 55.000 visiteurs contre 57.500 en 2004 –, cette édition a confirmé la rayonnement international de l’ispo sur les marché des sports d’hiver (textile et matériel). En effet, la part des visiteurs étrangers est passée de 59 % à 64 % par rapport à 2004. Italiens, Autrichiens, Suisse, Français (400 visiteurs en plus), Anglais, Espagnols, Hollandais, Tchèques, Russes et Sud-coréens ont constitué l’essentiel des nationalités étrangères (hors Allemands) représentées lors de cette session. Du côté des exposants, ispo hiver a ressemblé quelque 1.800 entreprises pour 46 nationalités. Une palette très large offrant une visibilité totale sur les nouvelles collections de l’hiver 2005-06 dans les segments du ski, des sports de glisse, de l’outdoor, du running, des sports collectifs et du sportswear.
ispovision2 : AlexSchelbert.de
Parallèlement au salon, les organisateurs ont mis en place Ispovision pour la troisième fois. Dédié à la mode sportive, ce rendez-vous a rassemblé une cinquantaine de marques avec comme point commun : une déclinaison mode des sports d’hiver. Parmi les marques présentes, les visiteurs ont pu découvrir les nouvelles collections de marques comme Henri Duvillard, Bogner, Rossignol et bien d’autres encore. Occupant un hall complet du complexe, Ispovision était divisé en deux avec une partie consacrée aux exposants et une autre dédiée aux défilés. Des tendances à géométrie variable Parmi la multitude de marques exposantes, plusieurs ont marqué les esprits avec des collections abouties et des coloris élégants et éclatants. Chez Rossignol, par exemple, l’hiver prochain sera marqué par l’esprit mode avec les collaborations entre la marque de Voiron et Jean-Charles de Castelbajac et Emilio Pucci. Avec Jean-Charles de Castelbajac, Rossignol met l’accent sur des fleurs de lotus, des tigres du Bengale et des éléphants rugissants. Finalement, le créateur français a fait l’éloge du célèbre « Bollywood » indien avec des couleurs éclatantes comme le jaune, le fuchsia, l’orange ou le bleu. Côté matières, la marque mise sur toujours sur le Gore-Tex et le Softshell. Pour Emilio Pucci, on retrouve ces imprimés qui ont fait le succès du créateur italien. Dessinée par Christian Lacroix, la collection comprend des motifs abstraits en aplats et des couleurs toujours aussi chatoyantes. On notera au passage que le fabricant de ski a également développé un modèle qui se coordonne au textile Pucci. Mais le coup d’éclat de cet ispo est venu de chez Burton Snowboards qui s’est associé à Paul Smith pour développer la ligne Mark XIII. Lancée dans à peine cinq magasins pour 2005-06, cette collection – elle comporte quatre silhouettes – se la joue très british avec une veste en laine traitée imperméable, un autre modèle décline des rayures tennis. La technicité des produits est prouvée avec l’utilisation de Gore-Tex deux ou trois couches pour « rider » en toute liberté. Cette ligne textile est complétée par une petite ligne d’accessoires avec des gants et de la bagagerie. Forte d’un succès toujours grandissant, la marque américaine Spyder a dévoilé une collection hi-tech et utilisant les dernières innovations de WL & Gore. Avec Gore, Spyder fait partie de ces quelques marques qui ont mis l’accent sur la nouvelle génération de l’Airvantage (nouvelle valve plus ergonomique). La marque décline ainsi un gilet où l’on découvre son logo – la célèbre araignée – en insert à l’intérieur du produit. En gonflant la membrane, le logo prend du relief pour un total look Spyder. La marque a également frappé fort en présentant sa veste et son pantalon Limited Edition (ce modèles sera fabriqué en série limitée). Jusque-là rien de bien neuf si ce n’est l’intégration d’un iPod d’Apple qui sera vendu avec la veste. Coutures soudées, zip étanche… apportent une touche encore plus technique à cette veste. Chez Bogner, une marque allemande haut de gamme, on mise également sur la technicité sans oublier le Suit Connection System, un concept permettant de créer une combinaison en y associant une veste et un pantalon. Chez Kjus (du nom d’un célèbre skieur), la technicité est l’atout majeur puisque la marque s’adresse aux skieuses et skieurs athlétiques. Au programme : coutures soudées, doublures en Schoeller PCM ou Primaloft ou encore une laine polaire réfléchissant la chaleur. Du côté des capuches, la marque a mis l’accent sur le confort pour une liberté de mouvement. Quant aux pantalons, ils sont optimisés avec l’ajout d’empiècements en stretch. Anzi Besson, équipementier officiel de l’équipe de France de ski, a fait appel à la société Pininfarina pour développer sa gamme femme. Outre la technicité, on y découvre des couleurs monochromes, du blanc ou du noir. Chez le Canadien Orage, on fait la part belle aux couleurs de manches asymétriques. Voilà un rapide aperçu qui augure une saison 2005-06 très riche. L’éloge de la protection Cette édition d’ispo a également été marquée par la prise de conscience à propos de la sécurité. On connaissait déjà les casques, les gants, les genouillères ou les coudières et un petit peu les protections dorsales avec Dainese, le spécialiste italien. Pour la saison prochaine, de nombreuses autres marques ont compris l’intérêt de venir sur ce marché. Entre Schöffel (veste Protector), Head, Icetools, Ziener, Burton Snowboards ou UFO, les marques ont développé des vestes pour éviter la casse lors de la pratique du freeride. Outre des protections dorsales assez classiques, les marques ont intégrés des pads de protection sur les épaules et dans la région du thorax. Fabriquées en mousse de Nylon ou en Polysterol extenseur (EPS), ces protections viennent apporter un supplément de sécurité pour les skieurs avides de sensations. Cela dit, il ne faut tout de même pas tenter le diable. www.ispo.com Laurent de Chavanon

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