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15 nov. 2021
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Lucien Pellat-Finet, privée de son prénom, revient sur le marché

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15 nov. 2021

Lucien Pellat-Finet est de retour, mais sous un nouveau nom. Rachetée en 2019 par le fondateur de Zadig & Voltaire, Thierry Gillier, par l’intermédiaire de sa société ZV Holding, la griffe de cachemire de luxe parisienne, connue pour sa qualité et son style un brin provoc, a été renommée tout simplement Pellat-Finet et se relance, pour l’instant uniquement à travers son site marchand.


Pellat-Finet mise sur une qualité extrême - ph Pierre-Ange Carlotti


Son fondateur éponyme a cédé toutes ses parts et n’est plus présent dans l'entreprise. Lancée en 1994, elle avait d’emblée connu un beau succès grâce à ses produits strictement made in France, Italie, Ecosse et Japon, et son style très reconnaissable avec ses motifs emblématiques telles la feuille de cannabis et la tête de mort. Mais dans les années 2010, en perte de vitesse, elle avait fini par être placée en redressement judiciaire.

Elle renaît aujourd’hui de ses cendres via une petite structure de quelques personnes installée à Paris, avenue d’Iéna, et pilotée par Thierry Gillier à travers un projet cohérent centré sur le produit et l’exclusivité. A savoir une offre essentielle de pull-overs presque basiques misant sur une très haute qualité. La collection est entièrement produite auprès d’un tricoteur anglais à partir des précieux fils en cachemire et laine d'un prestigieux  italien. Les pièces sont dessinées à Paris par un designer interne, fabriquées à Londres, "cardées, tricotées serré et peu lavées dans la plus pure tradition écossaise", précise la marque sur son site.

L’idée est de produire en petite quantité, voire via des séries limitées, des tricots hyper chics reprenant les codes du streetwear. Ainsi, la première collection propose une quinzaine de modèles s’adressant indifféremment à la femme et à l’homme, entre chandails classiques tout simples et sweat-shirts tricotés en maille ultra douce, dont certains avec un effet de tissu éponge. Ils se présentent sans étiquette cousue au col afin de glisser à même la peau, ni logo apparent.

Zippés ou s’enfilant par la tête, munis de capuche et de poches kangourou, ces hoodies affichent pour certains dans leur dos une tête de mort. Ils se déclinent dans des monoblocs de couleur. Aux traditionnel noirs, gris, beiges, bleu marine et kaki s’ajoutent un jaune citron, un rouge coquelicot, un rose saumon et un vert poireau. Les prix vont de 650 euros à 2.600 euros.


Quelques modèles de pull-overs en cachemire de Pellat-Finet - ph Pierre-Ange Carlotti


Ce "luxe hors du temps" s’adresse à "des esthètes iconoclastes", proclame la maison, qui "défend une production à petite échelle, destinée à une clientèle de connaisseurs qui associe sans complexe la désinvolture du sportswear et le raffinement du haut artisanat". Une première campagne a été confiée au photographe Pierre-Ange Carlotti, qui a travaillé, entre autres, pour Vetements et Jacquemus.

Pour l’heure, la marque commercialise ses pull-overs uniquement à travers son nouveau site marchand pellatfinet.com. Elle est en discussion pour nouer des partenariats avec des sites de vente en ligne multimarques et prévoit d’ouvrir une boutique à Paris. A l'international, elle est notamment en train de redéfinir sa stratégie au Japon, le premier marché de l'ex-griffe Lucien Pellat-Finet, où elle comptait une dizaine de boutiques et réalisait 80% de ses ventes.

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