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23 juin 2016
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Mode à Paris : un voyage entre l'Afrique, l'Inde et l'Angleterre

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AFP
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23 juin 2016

Imprimés animaliers et cuirs exotiques : Louis Vuitton a proposé un voyage en Afrique au deuxième jour des défilés masculins parisiens, tandis qu'Issey Miyake invitait aux festivités d'Holi et que Dries Van Noten s'inspirait du mouvement anglais Arts and Crafts.


Louis Vuitton - Spring-Summer2017 - Menswear - Paris - © PixelFormula


L'Afrique est au coeur de la collection printemps-été 2017 de Vuitton, qui emprunte aussi à l'esthétique punk londonienne. Dans la cour du Palais Royal où règne une chaleur de circonstance pour ce safari de luxe, le public du show s'évente vigoureusement à l'aide des cartons d'invitation. David Beckham et Kate Moss sont parmi les invités.

Avec un vestiaire aux tons beige, chocolat, kaki, le directeur artistique de Louis Vuitton homme, le Britannique Kim Jones, évoque le continent de son enfance, passée au Kenya et au Botswana.


Louis Vuitton - Spring-Summer2017 - Menswear - Paris - © PixelFormula


Chaussé de sandales de sport, le voyageur porte une chemise en soie à motifs ou une veste saharienne. Des têtes grimaçantes de rhinocéros ou de girafes s'impriment sur les vêtements et les sacs, fruits d'une collaboration de la maison avec les frères et artistes britanniques Jake et Dinos Chapman.

Kim Jones convoque aussi Londres et le mouvement punk, avec des zips qui ponctuent des pantalons ajustés, des boucles d'oreille en épingle à nourrice, des touches de rouge et de bleu électrique qui contrastent avec du noir sur des pulls en mohair. Les motifs écossais se mêlent avec des carreaux plus ethniques.

Dries Van Noten prend le large

Dries Van Noten s'est quant à lui inspiré de la résidence de William Morris, initiateur du mouvement Arts and Crafts, le manoir de Kelmscott dans la région anglaise des Cotswolds, pour une collection mêlant motifs de tapisseries anciennes et tissu camouflage.

Dans l'enceinte de Bercy, devant un immense mur de phares d'automobiles imaginé par la compagnie de théâtre Royal de Luxe, le créateur belge a présenté des silhouettes fluides, aux coupes larges. Les manteaux longs ou les parkas se portent sur des bermudas ou des shorts, parfois rangers aux pieds. Les pulls frangés et les pantalons pattes d'éph' défilent dans une ambiance de bergerie, avec cloches et sonnailles.

Rick Owens en morse

La collection de l'Américain Rick Owens s'intitule « walrus » (morse), animal dont les pattes rappellent les pantalons des modèles, oversize, qui recouvrent les chaussures et traînent par terre, entravant même parfois la marche.


Rick Owens - Spring-Summer2017 - Menswear - Paris - © PixelFormula


Les silhouettes sont enveloppées dans une avalanche de drapés, le tissu s'entortille autour du corps comme des tendons et des muscles, pour des silhouettes sculpturales chères à Rick Owens, qui cite comme l'une de ses références la couturière Madame Grès. Les cheveux sont plaqués en arrière, comme figés en plein mouvement.

Les pantalons se doublent parfois d'une deuxième paire, flottant librement devant la première, qui renforce l'impression d'abondance de matière. Ils s'accompagnent de vestes courtes aux manches démesurées, ou de tuniques sans manches. Grège et noir dominent la palette, pimentée par quelques touches de jaune.

Miyake fonctionnel et coloré

Pour Issey Miyake, le styliste Yusuke Takahashi, aux commandes de la ligne masculine depuis trois ans, a privilégié l'aspect pratique avec des vêtements légers et confortables qui ne nécessitent pas beaucoup de soin.


Issey Miyake Men - Spring-Summer2017 - Menswear - Paris - © PixelFormula


Dans ce dressing très fonctionnel, on retrouve les plissés typiques de l'enseigne, ou les effets froissés, sur des chemises amples et sans col. Toges aux effets drapés ou tuniques longues sont portées sur des pantacourts et des sandales ajourées.

Noir et blanc dominent la palette. Les couleurs éclatent soudain sous forme de jaune vif, de carreaux bleus et blancs ou d'impressions patchwork, voire psychédéliques. Pour ces dernières, Yusuke Takahashi dit s'être inspiré de la fête hindoue de Holi, célébrée vers l'équinoxe de printemps, où les gens, habillés en blanc, se jettent des couleurs les uns les autres.

Créatures de science-fiction

Moitié homme, moitié machine, la créature du designer germano-iranien, Boris Bidjan Saberi, porte des corsets orthopédiques en guise de ceinture, des prothèses métalliques sur le crâne et le visage, des bandes noires peintes sur le corps.

Dans cet univers de science-fiction, l'homme est vêtu de tuniques sans manches, de bermudas larges, de boots épaisses et de gigantesques sacs à dos. Après quelques silhouettes en noir et blanc, la palette se réchauffe, vire au brun, safran, moutarde : des variations autour des tons de rouille, explique le créateur.

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