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20 sept. 2021
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Qui sont les "Instabrands" qui ont fait leur entrée aux Galeries Lafayette?

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20 sept. 2021

Depuis le 1er septembre 2021, le grand magasin parisien accueille plusieurs marques digital natives dans un espace de 350 mètres carrés situé au troisème étage de son édifice dédié à la mode féminine. L’occasion pour certaines de ces griffes, nées sur les réseaux sociaux, d’ouvrir leur premier point de vente physique. Zoom sur ces nouveaux acteurs du digital. 


L'espace dédié aux "Instabrands", situé au 3ème étage des Galeries Lafayette Haussmann - Thibaut Voisin


Not Your Girl 



Fondée en 2017 par Romane Salvat et Solène Gransard, Not Your Girl dévoile des collections de prêt-à-porter, d’accessoires et de bijoux, dont les prix oscillent entre 30 et 130 euros.


Not Your Girl fabrique 80% de ses modèles en France - DR


Grâce à une stratégie mêlant partenariats avec les influenceuses, style masculin/féminin et bienveillance, Not Your Girl a su très rapidement développer une communauté sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, la griffe réalise un chiffre d’affaires annuel de 500.000 euros grâce à la vente en ligne, et est suivie par 63.000 abonnés. 

Ce nouveau stand de 35 mètres carrés au sein des Galeries Lafayette Haussmann représente un tournant pour la jeune marque, qui espère atteindre une nouvelle cible et gagner en visibilité.

Navy Paris



Marine Pelletier crée Navy Paris en 2013, en réalisant elle-même ses créations dans un studio parisien. Après seulement quelques posts sur les réseaux sociaux Instagram et Facebook, les commandes se multiplient.


Navy Paris compte aujourd'hui une communauté digitale de 150 000 abonnés - DR


Aujourd’hui, la marque réalise six collections par an, réunissant du prêt-à-porter, des souliers et des accessoires allant de 23 à 160 euros. Production en circuit court et fabrication majoritairement française, Navy Paris séduit grâce à un style chic et bohème, ainsi qu’à la proximité qu’elle crée avec sa communauté digitale, qui compte aujourd’hui plus de 150.000 personnes.

Pretty Wire



Concept-store de mode et de décoration, Pretty Wire est fondé en 2013 par Justine Malbranche, une passionnée de communication, de photographie et de mode. Elle lance son projet sur le réseau social Instagram à l’aide de son frère développeur.


Pretty Wire propose des collections de prêt-à-porter, accessoires et décoration dont les prix oscillent entre 8 et 100 euros. - DR


La marque propose aujourd’hui une offre transversale allant du prêt-à-porter aux accessoires en passant par les articles de décoration. Forte d’une communauté de près de 310.000 personnes, la griffe originaire d’Amiens, en Picardie, souhaite s’imposer parmi les grandes marques grâce à un style mêlant confort et tendance, qu’elle met en avant plusieurs fois par jour sur les réseaux sociaux. 

Songe Lab



Alors directrice d’un cabinet d’architecture d’intérieur, Nathalie Cellier fonde Songe Lab en 2015 après un déménagement à La Réunion. Propulsée par Instagram, la marque, suivie par plus de 40.000 personnes sur les réseaux sociaux, propose aujourd’hui du prêt-à-porter et des accessoires destinés aux femmes dont les prix oscillent entre 10 euros pour un accessoire et 230 euros pour une veste. 


Songe Lab propose un vestiaire composé de matières durables, sélectionnées en France et en Europe. - DR



Composé de basiques intemporels avec une touche rock, et une approche architecturale chère à sa créatrice, le vestiaire Songe Lab est réalisé à partir de matières responsables sourcées en France ou en Europe, dont certaines sont certifiées Oeko-Tex ou GOTS (Global Organic Textile Standard).

Seven/August



Laure Regreny, influenceuse sur les réseaux sociaux, crée sa marque de mode responsable en 2017, qu’elle appelle "Seven/August" en référence à son pseudo sur le digital.


Seven/Ausgust propose une collection oscillant entre 18€ pour un accessoire de maison, et 200€ pour un manteau. - DR


Grâce à des ateliers de confection français, la marque dévoile des modèles allant du prêt-à-porter aux accessoires de maison, dont 100% sont fabriqués en France et 80% sont élaborés à base de tissus certifiés Oeko-Tex. Durabilité, éthique et écologie sont au cœur de la stratégie de la griffe, qui souhaite réduire son empreinte carbone tout en proposant des modèles alliant tendances et coupes intemporelles.

Aujourd’hui, Laure est suivie par plus de 100.000 abonnés sur Instagram, réseau sur lequel elle met ses modèles en avant chaque jour à travers des photos de son quotidien.

Janne Mill



Après l’ouverture d’un showroom-boutique dans le VIIe arrondissement de Paris, Janne Mill débarque aux Galeries Lafayette Haussmann. Fondée en 2017 par Camille, alias Camillepinkroses sur les réseaux sociaux, la marque propose des collections de prêt-à-porter principalement fabriquées en France au style minimaliste, chic et décontracté, avec des prix allant de 85 à 155 euros.


Janne Mill a été fondée par l'influenceuse Camillepinkroses en 2017. - DR


Dans un souci de durabilité et d’écoresponsabilité, les collections Janne Mill sont élaborées à partir de tissus Oeko-Tex, au sein d’ateliers français.

Forte d’une communauté fidèle sur les réseaux sociaux, Camille a aujourd’hui réussi à fédérer près de 60.000 personnes sur le compte Instagram dédié à sa marque.

Mathilde Cabanas



La griffe Mathilde Cabanas, fondée par une illustratrice nantaise en 2013, souhaite s’imposer dans l'univers lifestyle en proposant des créations ludiques et décalées pour adultes et enfants, fabriquées au Portugal, en France, et en Inde au sein d'usines équitables labellisées FairTrade. 


Basée entre Paris et Nantes, Mathilde Cabanas réinterprète les objets du quotidien de manière ludique. - DR


Grâce à ses articles de prêt-à-porter, accessoires et décoration à l’identité singulière, ainsi qu’à son slogan "bisou" fédérateur, Mathilde Cabanas réunit une communauté de 51.000 personnes sur le réseau social Instagram, et multiplie les collaborations avec les plus grandes marques telles que Veja, Aigle, Balzac Paris ou plus récemment la marque de vernis Manucurist.

Ron Ron



Une offre qui "facilite la vie des parents", c’est ce que souhaite proposer Agathe Lecaron, fondatrice de Ron Ron et animatrice de l’émission "La Maison des Maternelles" diffusée sur France 2. 


Ron Ron souhaite habiller enfants et parents, à travers un univers ludique et fonctionnel. - DR


Dans ce but, elle dévoile des collections durables destinées aux bébés, enfants, ainsi qu’aux hommes et aux femmes, entièrement fabriquées au Portugal, avec la fonctionnalité comme fil conducteur. Ainsi, les vêtements pour enfants sont pensés pour être faciles à porter et à enfiler, et les vêtements pour bébés sont conçus avec moins de boutons pression, afin de faciliter le change.

Avec 120.000 abonnés sur les réseaux sociaux et sa visibilité dans les médias, Agathe Lecaron réussit à fédérer une communauté de 23.000 personnes autour du compte Instagram de Ron Ron.


Grâce à l’avènement des réseaux sociaux, les digital native vertical Brands (DNVB) comme celles-ci se multiplient: 344 ont ainsi été recensées en France en 2020, officiant sur 34 catégories de produits. Ce nouveau modèle de commerce souhaite s’imposer parmi les géants du secteur de la mode grâce à un fonctionnement indépendant des charges et des contraintes du réseau physique.  

Avec cette nouvelle proposition d’acteurs digitaux, les Galeries Lafayette Haussmann, qui ont aussi dû adapter leur process aux contraintes de ces nouveaux partenaires, espèrent attirer la cible de ce marché grandissant, tout en offrant à ses clients une offre transversale allant du prêt-à-porter aux accessoires.

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