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4 janv. 2022
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ReFashion: Maud Hardy prend la direction générale de l'éco-organisme

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4 janv. 2022

Eco-organisme financé par la filière habillement pour prendre en charge la fin de vie des produits textiles, ReFashion change de visage. Après douze ans à la direction générale, Alain Claudot cède sa place à Maud Hardy. Spécialiste du marketing, du développement commercial et de l'économie circulaire, celle-ci officiait depuis 2017 en tant que directrice économie circulaire de l'organisme.


Maud Hardy - ReFashion


Ancienne responsable de licences pour Timberland, Morgan ou The Walt Disney Company, Maud Hardy avait en 2012 cofondé U-Clife, un fabricant de tissus réalisés à partir de vêtements collectés. Elle a par la suite cocréé et dirigé l'agence de développement de marques WeLoveBob, avant de devenir directrice des licences de la maison Azzaro.

"Le conseil d’administration a nommé Maud Hardy à l’orée d’une période charnière où l’éco-organisme souhaite engager les marques de la filière textile vers une économie 100% circulaire", insiste Didier Souflet, président du conseil d’administration de Refashion. "Cette nouvelle ère est marquée par une augmentation des moyens financiers engagés pour démultiplier l’accompagnement des marques sur les démarches d’éco-conception et accélérer l’industrialisation du recyclage en France et en Europe. Nous avons toute confiance en Maud pour relever ces nouveaux défis".

L'année 2022 amène en effet pour ReFashion une série de défis. Les confinements ont en 2020 amené de nombreux Français à confier leurs vêtements usagés à des organismes de collecte, non sans causer un "effondrement des prix" pour ces matériaux. A l'automne dernier, ReFashion lançait une plateforme dédiée à la mise en relation entre acteurs de la collecte, étape clef vers son objectif d'établir une "filière 100% circulaire".

Cette nomination intervient par ailleurs alors qu'est entrée en vigueur au 1er janvier l'interdiction de destruction des invendus non-alimentaires. Une mesure qui, d'ici au 31 décembre 2023, s'appliquera à l'intégralité des produits vendus en France, et dont le non-respect pourrait entrainer une amende pouvant aller jusqu'à 15.000 euros. En février 2020, onze fédérations du textile-habillement avaient, avec ReFashion, publié un document de référence décryptant les implications de cette loi AGEC (pour Anti-Gapsillage et Economie Circulaire).


ReFashion


Pour 517.200 tonnes de TLC (textile, linge et chaussures) mises sur le marché en France en 2020, seulement 204.291 ont été collectées sur l'année via les 44.633 points d'apport volontaire (PAV) déployés sur le territoire.

Sur cette masse, 156.202 tonnes ont été triées par les 64 centres de tri conventionnés. Des pièces qui ont dans 56,5% des cas été orientées vers une réutilisation (à 95% dans des pays étrangers) et dans 33,3% des cas vers le recyclage (là encore principalement à l'étranger). Enfin, dans 9,1% des cas, elles ont été broyées et transformées en granulés pour devenir du combustible solide de récupération (ou CSR).

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