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Soldes : sérieux tassement qui risque de peser sur le bilan

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AFP
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2 févr. 2006

PARIS (AFP) - Le bilan des soldes d'hiver, démarrés depuis trois semaines, risque d'être médiocre, les commerçants ayant constaté une baisse importante de leurs ventes depuis le week-end dernier.


Une femme porte un sac mentionnant les soldes, le 11 janvier 2005 à Paris - Photo : Bertrand Guay

Même le commerce en ligne, qui a débuté les soldes sur des chapeaux de roue, montre des signes d'essoufflement, tandis que les grands magasins préfèrent rester prudents pour la fin, alors qu'ils ont affiché des croissances de leurs ventes à deux chiffres depuis le début des soldes, par rapport à 2005.

Dans les grandes chaînes type Zara, Celio, H et M, C et A, chez les commerçants indépendants et dans la grande distribution, l'optimisme n'est toujours pas au rendez-vous, après un mois de décembre déjà médiocre.

"Des soldes sans éclat", résume Lucien Odier, président du Conseil national des succursalistes en habillement, qui représente entre autres les grandes chaînes.

Les ventes avaient progressé de près de 2% chez ces enseignes depuis le début des soldes le 11 janvier, avant de ralentir.

"Il reste encore des stocks dans les magasins", indique Charles Melcer, président de la Fédération nationale de l'habillement, qui représente les indépendants du secteur. "Cette année, les ventes seront légèrement supérieures à l'année dernière. On va faire du chiffre d'affaires, mais sans marge !", estime-t-il.

Certains commerçants ont dû s'engager dès les premiers jours à des rabais importants de 50%, voire 70%, à cause d'un automne trop doux qui a laissé le commerce avec des stocks importants.

"La bonne nouvelle, c'est que les grosses pièces (manteaux, parkas) ont été bien vendues", relativise M. Melcer.

Chez les hommes, les chemises et les vestes s'écoulent bien également, alors que les pulls, les pantalons n'ont pas la cote. Les femmes privilégient les accessoires, négligeant la lingerie.

Du côté du commerce en ligne, La Redoute -- dont 30 à 40% des commandes passent sur internet depuis le début des soldes -- enregistre un tassement de ses ventes depuis le 21 janvier, à 70.000 commandes quotidiennes, soit un retour à la moyenne annuelle, après un démarrage très actif.

Le premier jour des soldes, La Redoute avait enregistré 160.000 commandes, en hausse de 50% par rapport à l'hiver dernier, et jusqu'au 20 janvier 100.000 commandes ont été passées (30% de plus sur un an).

Les grands magasins ne font pas exception.

L'Union du grand commerce de centre-ville (UCV), qui représente les grands magasins et des chaînes comme Fnac et Monoprix, relève que les ventes ont bondi entre 10% et 15% dans la première moitié de la période des soldes.

"En revanche, depuis le début de la semaine, il y a un ralentissement, dont on ne connait pas encore l'ampleur", indique le président de l'UCV, Jacques Perrilliat.

"Peut-être qu'à la fin des soldes, on enregistrera une hausse de 2 à 3% sur un an. Dans tous les cas, ce sera positif", estime-t-il toutefois.

Les soldes se terminent officiellement le 11, 18 ou 21 février selon les départements.

Elles ont débuté cette année sur fond de polémique, après que le ministre des Finances, Thierry Breton, a évoqué l'éventualité de multiplier les périodes de soldes. L'idée a provoqué un tollé chez les petits détaillants, inquiets pour leurs marges, alors que les grands magasins et les chaînes s'y sont montrés plutôt favorables.

Dans la semaine du 22 au 28 février, M. Breton doit organiser une réunion du Conseil national de la consommation (CNC), avec le ministre du Commerce Renaud Dutreil, pour réfléchir sur le sujet.

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