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18 févr. 2008
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Benetton mène campagne pour les micro-crédits en Afrique

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18 févr. 2008

Le chanteur sénégalais Youssou Ndour, ambassadeur de bonne volonté du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), a lancé mercredi 13 février à Dakar une société de micro-crédits. Un évènement que vient célébrer une campagne mondiale de communication orchestrée par Benetton.



Réalisée par la Fabrica, cette campagne baptisée Africa Works met en scène des travailleurs sénégalais de tous domaines. La série de clichés du photographe James Mollison est dès à présent placardée dans les plus grandes villes du monde et dans la presse internationale.

Une opération qui n’est pas sans rappeler la campagne Benetton de 2001, Volunteers in Colors, réalisée en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’Année du Bénévolat.

« Nous avons décidé de soutenir et de promouvoir ce projet important car, par rapport aux actions traditionnelles de solidarité, celle-ci soutient concrètement les petites entreprises locales grâce à des financements utiles de micro-crédits, explique Alessandro Benetton, vice-président exécutif du groupe éponyme. C’est un projet qui, parce qu’il s’appuie sur les capacités entrepreneuriales, l’engagement dans le travail, l’optimisme et l’intérêt pour l’avenir, mise fortement sur la promotion du nouveau visage de l’Afrique ».

Les prêts en question, délivrés par la société Birima, sont destinés à « des personnes exclues du système bancaire », en particulier « les pauvres, les petits métiers, les artisans et les artistes », et iront tant aux individus qu'aux groupes, explique Ibrahima Thioune, président de Birima. La société va « utiliser des garanties simplifiées », basées notamment sur « le respect de la parole donnée », a-t-il ajouté.

Le chanteur Youssou Ndour a écarté l'idée de dons pour financer Birima, affirmant privilégier de vraies « relations de travail » avec les éventuels bailleurs. « Je ne veux pas de dons, je n'(en) demande pas. (...) C'est une question de dignité pour les Africains », a-t-il déclaré.

Plusieurs organismes de micro-crédit existent déjà au Sénégal où « le taux de bancarisation » tourne officiellement « autour de 4 % », selon Ibrahima Thioune. Ces initiatives de micro-crédits sont pour la plupart calquées sur le modèle des « tontines », permettant généralement à des femmes de cotiser et, ainsi d'épargner pour toucher un crédit à tour de rôle sans passer par les banques.

Par Matthieu Guinebault (avec AFP)

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