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30 nov. 2017
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Huit sauvé par le fonds suisse-allemand Gramax

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30 nov. 2017

La nouvelle relance sera-t-elle la bonne ? C'est ce qu'espèrent les salariés de la griffe de lingerie Huit, après un énième rebondissement intervenu cette année. De nouveau placée en redressement judiciaire en mai dernier, après que son propriétaire depuis moins d'un an, le spécialiste du vêtement de nuit Canat, a jeté l'éponge, la marque cherchait depuis de nouveaux repreneurs. Passée tout près de la liquidation, la société basée en Ille-et-Vilaine a finalement été sauvée par un fonds suisse-allemand : Gramax.

Collection automne-hiver 2017-18 - Huit


C'est via sa filiale portugaise, Textil Gramax Internacional, que celui-ci a repris Huit le 18 octobre dernier devant le tribunal de commerce. Il s'agit d'un producteur de sous-vêtements né du rachat d'un outil de production de la marque Triumph au Portugal. Le fonds offre ainsi une marque à développer à sa filiale textile.

Le siège français de Cesson-Sévigné va en revanche subir une nouvelle restructuration pour rentrer dans les plans de relance de son nouveau propriétaire, même si ses effectifs avaient déjà été réduits à 35 personnes l'an dernier. Un nouveau directeur commercial a été nommé par Gramax, Thierry Mercier, pour piloter cette relance entre la Bretagne et le Portugal.

Aujourd'hui, la marque Huit veut se remettre en ordre de marche le plus rapidement possible, notamment pour présenter une collection sur le prochain Salon International de la Lingerie qui aura lieu du 20 au 22 janvier prochains à Paris.

L'histoire de Huit a été excessivement mouvementée ces dernières années. Placée une première fois en redressement judiciaire en 2010, elle est alors reprise alors par le groupe britannique Eveden. Mais ce dernier est racheté par le Japonais Wacoal deux ans plus tard et en 2016, celui-ci décide de vendre la griffe française de lingerie et de maillots. C'est alors Canat qui la reprend, avant donc de se désengager cette année. 

Avec un troisième propriétaire désigné en sept ans, la marque a perdu beaucoup de temps et de parts de marché. Alors qu'elle réalisait 30 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2008, celui-ci s'était effondré à 6 millions en 2015. Avec une nouvelle organisation s'appuyant sur son propre outil de production au Portugal, la marque haut de gamme entend se donner une nouvelle chance et reconquérir des détaillants spécialisés qui n'ont pas oublié cette signature française.

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