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7 oct. 2016
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Shiseido veut gagner des parts de marché sur le segment mondial du parfum

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7 oct. 2016

Atteindre les 9 % de parts de marché sur le segment mondial du parfum, c’est l’un des objectifs que vise Shiseido d’ici à cinq ans. Le groupe de cosmétique japonais, qui organisait ce vendredi 7 octobre une conférence de presse à Paris, a ainsi dévoilé une partie de ses ambitions à horizon 2020, notamment pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) dirigée depuis juin 2015 par Louis Desazars.


Louis Desazars PDG de Shiseido EMEA - Shiseido


Dolce & Gabbana pour gagner des points dans le parfum

Sur ce segment des fragrances très disputé où règnent L’Oréal et LVMH, Shiseido réalise aujourd’hui 5,8 % de parts de marché. Un chiffre qui a plus que doublé depuis l’arrivée dans son portefeuille le 1er octobre dernier de la licence mondiale parfums, maquillage et soin de Dolce & Gabbana, précédemment détenue par Procter & Gamble.

En 2015, rien qu’avec la beauté, la marque italienne aurait atteint les 400 millions d’euros, mais Louis Desazars souligne que "d’ici dix ans, Dolce & Gabbana beauté devrait atteindre le milliard d’euros de chiffre d’affaires, notamment grâce au développement des lignes de soins et de maquillage encore sous-exploitées". Après avoir perdu la licence Jean Paul Gaultier, reprise par Puig, Shiseido peut également compter sur d'autres marques parfumées comme Elie Saab, Issey Miyake ou Serge Lutens.

Devenir numéro cinq dans la région EMEA
Actuellement numéro huit de la beauté dans la région EMEA (ventes de parfums, soins et maquillage confondues), Shiseido vise d’ici à cinq ans la place de numéro cinq. Pour améliorer ses performances dans la région, le groupe a ainsi revu son organisation. Beauté Prestige International (BPI), sa filiale de parfums basée en France, a été intégrée à Shiseido Group EMEA, un nouvel ensemble qui s’est installé au 56 rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris. Une adresse en phase avec l’un des objectifs de Shiseido, se renforcer sur le marché de la beauté prestige.


Le PDG de Shiseido, Masahiko Uotani - Shiseido


La France centre névralgique du parfum

En France, Shiseido réalise plus de la moitié de ses ventes avec le parfum, contre 3 % pour le Japon où les ventes de soins culminent en revanche à 70 %. Une culture des senteurs qui vaut à l’Hexagone d’être le centre d'excellence parfums mondial du groupe. Shiseido compte d’ailleurs deux usines, l'une à Gien et l'autre dans le Loiret. Et avec l’arrivée de Dolce & Gabbana au sein du groupe, Shiseido prévoit d’investir 60 millions d'euros dans son outil industriel en France, ainsi que la création d'une centaine d’emplois.  

L’Afrique comme relai de croissance
Au niveau mondial, Shiseido se place au cinquième rang des groupes de cosmétique. Pour continuer de croître sur un marché bousculé par les rachats et l’arrivée de quarante marques du géant Procter & Gamble dans le portefeuille de Coty, le groupe qui revendique sa culture japonaise, mise sur le développement du marché chinois (neuf milliards de dollars pour Shiseido) et plus précisément celui des segments maquillage et parfums, le soin pesant encore 70 % des ventes dans le pays. Le renforcement du travel retail est également un axe de travail important, mais le groupe japonais regarde surtout attentivement le continent africain, "où un quart de la population mondiale vivra en 2050", explique le PDG de Shiseido, Masahiko Uotani.

Shiseido a dégagé un bénéfice net de 27 milliards de yens (2,15 milliards d'euros) au premier trimestre de son exercice 2016. Il prévoit un bénéfice net de 34,5 milliards de yens pour l'ensemble de l'exercice.

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